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Sonnet 1 |
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Des créatures les plus belles nous désirons progénitures Qu'ainsi la rose de la beauté puisse ne jamais mourir Mais comme la plus mûre devrait avec le temps périr, Que son doux héritier puisse perpétuer sa mémoire:
Mais toi fiancé à tes propres yeux éclatants, Tu nourris la flamme de ta lumière avec toi-même pour combustible Provoquant la famine où règne l'abondance, Toi-même ton ennemi, envers ton doux toi-même trop cruel:
Toi qui es à présent le nouvel ornement du monde, Et l'unique hérault du printemps réjouissant, Dans ton propre bourgeon tu ensevelis ta satisfaction, Et tendre pingre tu fais gaspillage de ton avarice:
Aie pitié du monde, ou bien sois ce glouton, Pour manger la part du monde, par la tombe et par toi.
William Shakespeare
1564 - 1616
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