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Qu'il
est doux
de
rêver,
fenêtres,
portes
closes,
Quand le
vent
furieux
se
déchaîne
au
dehors,
Que
l'automne
apaisant
voit se
faner
les
roses,
Que
l'arbre
dans le
bois se
vêt de
pourpre
et d'or.

Dans
l'âtre
qui
rougeoie
la bûche
s'étincelle.
Près de
la
cheminée,
le
fauteuil
vide
attend.
En
extase
devant
le
berceau
balancelle,
La mère
va
chanter
la
berceuse
à
l'enfant.

Le chat
s'est
étiré.
Dans son
regard
étrange
S'attardent
les
reflets
des
flammes
du
foyer.
La
fontaine
aux
oiseaux,
privée
de ses
mésanges,
Sanglote
doucement
à
l'ombre
du
noyer.

Sur le
toit une
colombe
Pleure
l'été
qui
s'enfuit,
Alors
que le
soir
succombe
Aux
vertiges
de la
nuit.

Instant
délicieux
où le
coeur se
repose,
Où
l'esprit
s'alanguit,
où le
corps
n'a plus
faim.
Qu'il
est doux
de
rêver,
fenêtres,
portes
closes,
Quand
l'orage
dehors
se
déchaîne
soudain.

Nous
n'irons
plus au
bois des
roses
Cueillir
les
fleurs à
peine
écloses
En nous
tenant
tous par
la main.
Nous
n'irons
pas au
bois
demain.

Renée
Jeanne
Mignard
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