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Je suis avec toi ma fille
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Ma fille regarde, déjà sept mois sont passés,
Et regarde aussi, le printemps est là,
La nature revit, les fleurs éclosent.
Le mois de mai est un mois d'espoir.

Depuis deux mois, tu t'occupes d'Adrien.
Après ta thérapie, tu vas le chercher à la
pouponnière du centre.
Avec ta chaise et tes béquilles, tu
arrives à t'occuper de ton enfant.
Tu peux le garder tous les week-ends dans ton
appartement du centre.
Tu es merveilleuse, courageuse, très
débrouillarde.
Bravo ma fille, ton fils te donne des
ailes.
Je suis fière de toi.
Car seule avec toi depuis le début, je
t'ai appris les valeurs de la vie.
Tu as su lutter pour faire de ton mieux
sur le chemin de la vie.
Je t'ai laissé une grande liberté, et tu as su
diriger tes priorités.
Tu ne m'as jamais déçue.
Pour toi, pour ton fils, pour ta maman,
pour tes amies,
tu as trouvé la force au fond de tes
tripes.
Car, il n'a pas été facile, quand l'homme
que tu aimais,
le père de ton fils, t'a tourné le dos,
en fuyant devant ses responsabilités,
et en te disant être dégoûté de toi.
Comment un homme peut-il être si lâche,
devant la souffrance de la mère de son
enfant?
Ma fille, tu as passé un moment triste.
Mais devant ces paroles dures, tu as su le
chasser de ton cœur,
en te disant : mieux vaut être seule, que
d'être avec un homme,
qui ne sait m'apprécier.
Il t'a fait voir sa vraie personnalité, il
ne te mérite pas ma fille.
Ce 3 mai, Adrien a sept mois de vie, et cinq mois
de croissance.
Pour toi comme pour moi ma chérie, c'est
le bonheur.
C'est ta première sortie de l'hôpital, et tous les
week-end, tu as maintenant la permission de les
passer auprès de ta maman.
Tu es courageuse...
gravir trois étages à pied en gardant le sourire
sur ton visage.
Chacun de tes pas est une victoire.
J'ai mal pour toi, mais combien je suis fière de
toi aussi.
Tes douleurs fantômes sont si fortes, que par deux
fois tu as trébuchée.
Mais avec courage tu te relèves, prête à
repartir la tête haute.
J'imagine ce que tu dois ressentir ma
fille dans ces moments-là,
l'humiliation, la honte de l'échec.
Je t'ai serré fort contre mon cœur, et je t'ai
encouragé.
" Je sais ma fille, c'est difficile
d'avoir à se relever de ses chutes,
tu dois toujours contrôler la position de
ta prothèse.
Mais souviens-toi que tomber, est un
apprentissage pour mieux te relever,
pour mieux dépasser tes limites.
Tu verras ma puce, qu'en surmontant tes
échecs,
tu avanceras vite, car tu ne te décourages
pas.
Tu es une championne dans la vie, tu vas y
arriver!
Que Dieu te protège chaque jour ".
Un sourire a éclairé ton beau visage.
Tu m'as prise par le cou, serré fort
contre ton cœur,
et pour la première fois, nous nous sommes
laissés aller.
Nos larmes ont coulées sur nos joues,
pour s'unir en une seule larme d'amour...
Une maman et sa fille.
Sandra tu m'as dis : " Merci maman, je
t'aime.
Tu as raison, je vais me relever, pour la première
fois, après une chute."
Apprendre est une chose, mais le faire mon Dieu!
Dieu... merci.
Tu es là près d'elle, tu protèges ma fille unique,
elle a réussi à se relever seule, comme si tu lui
avait dit...
"Sandra lève toi et marche".
Que ce partage, donne à tous ceux qui sont dans
une situation similaire à celle de ma fille adorée,
le courage de lutter.
Sachez que si on veut, on peut tout faire.
Avec du courage et de l'amour, on arrive
même à se reconstruire une vie.
Comme moi, je l'ai fait avec ma fille.
Alors ma puce, tu y arriveras toi aussi,
grâce à l'amour.
Je vous aime tous les deux
Ta maman Françoise
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Les mots de Françoise
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