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Deux Roses
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Je respirais leur arôme en pensant à toi Leur douceur me rappelait ta tendresse Leur beauté éveillait en moi ton image.
Octobre a chasé les jours pleins de soleil Mais ces deux roses, à la tige accrochées, Alors que fleurs et feuilles périssent, Ont résisté aux nuits déjà meurtrières.
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Lorsque la froidure des aubes d'octobre s'est mise à peindre de blancs frimas Les toitures et es pelouses vieillies, J'ai craint qu'un matin elles ne soient plus.
Je les ai vues frileuses et grelottantes Sous les faibles rayons du soleil matinal L'une contre l'autre, amoureusement enlacées, Elles bénissaient l'aurore d'un jour nouveau.
Lors d'un jour sombre, lugubre et gris, Sur leurs pétales, des larmes claires perlaient. Une pluie lancinante et glaciale S'acharnait sur leur frêle nudité.
Un matin emmailloté de nuages roses, Doucement, je me suis approché d'elles. À voix base, elles causaient de mort et de deuil. Elles appréhendaient l'inéluctable nuit fatale.
Touché par de si tristes augures, Je m'approchai de mes deux belles roses Et, dans leur langage erratique, Je leur tins ces propos porteurs d'espoir.
Belles roses de mon jardin d'été! Autant que vous, je crains chaque nuit Apportant son cortège de froid et de mort Auquel jamais la nature ne s'oppose.
Je connais une beauté, à la vôtre pareille. Pour elle, délicatement, je veux vous cueillir. Avec amour, dans son jardin secret, Elle abritera votre beauté et votre amour.
P. Bédard
Petits Bonheurs! Merci.
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