|

Il est un sentiment vivace,
Plus doux qu'un soleil de printemps,
Un souvenir que rien n'efface,
Pas même la marche du temps.
Dans les passages de la vie
Où s'agite le désespoir,
L'ombre d'une image chérie
Apparaît dans notre ciel noir.
On se rie d'un folle ivresse,
On oublie un jour ses tristesses,
Bonheur et peines tour à tour...
Mais de sa mère on se souviendra toujours.

Le frêle enfant qui vient de naître
Vers elle tend déjà ses bras;
Et bientôt, le cher petit être
Sous es yeux fait ses premiers pas.
Lorsque pour les bancs de l'école
Il voit qu'il faut la quitter,
Il pleure, e sa peine s'envole
Sous la chaleur d'un bon baiser
On se rie d'un folle ivresse,
On oublie un jour ses tristesses,
Bonheur et peines tour à tour...
Mais de sa mère on se souviendra toujours.

Dans le cours de notre existence,
Quand nous visitent les douleurs,
C'est son nom que dans la souffrance
Nous répétons avec des pleurs.
Combien, sur les champs de bataille,
Sont tombés d'hommes, vaillamment,
Frappés par l'horrible mitraille,
En murmurant: Adieu ... Maman !
On se rie d'un folle ivresse,
On oublie un jour ses tristesses,
Bonheur et peines tour à tour...
Mais de sa mère on se souviendra toujours.
 |